Alors que la France était en période de forte chaleur, annonçant la canicule de la semaine suivante, nous passions la semaine au frais mais sous un beau Soleil près de la côte de granite rose. Avec un « camp » de base sous la forme d’un superbe gîte à Penvenan, je faisais la navette matin et soir pour nos randonneurs qui ont fait ainsi une partie du GR34 par tronçon tandis que je profitais des paysages bretons du coin.
Dimanche 14 juin







Dimanche matin, après un superbe arbre au bout d’une route sinueuse entre Paimpol et Penvenan, ce fût l’occasion de prendre en photos de belles fleurs du coin et la chapelle de Saint Gonval entourée de menhirs, à Penvenan sur la route de Bugueles.
































































Ce dimanche 14 juin 2026 avait lieu le pardon de Saint Gildas avec le départ du pèlerinage depuis Bugueles pour traverser à pied à marée basse en direction de l’île de Saint Gildas ouverte exceptionnellement pour l’occasion. La messe, dite en français et en latin avec des champs en breton, fût célébrée sur l’île avant la bénédiction du puits et des chevaux, spécificité de ce pardon. Le prêtre étant arrivé depuis moins d’un an célébrait son premier pardon de Saint Gildas. Ce fût une très belle cérémonie, sous un ciel radieux et une foule nombreuse mais respectueuse des lieux.

















Sur le chemin pour aller récupérer les randonneurs à Lezardrieux, quelques arbres remarquables, des champs d’artichauts en pleine saison de récolte, une boisson fraîche et une église avec un monument aux morts coloré.
Lundi 15 juin



















Le lundi matin, petit tour à Port Blanc, la deuxième plage de Penvenan après Bugueles. L’occasion de voir un ciel plus chargé avec des rayons de Soleil magnifiques. Dépôt des randonneurs à Kermouzet, joli village particulièrement bien fleuri à cette époque.






















Je profitais de la matinée pour un tour sur le port de Tréguier avec la lanterne montée au phare des Triagoz en 1925 puis déposé après son électrification en 1981. Elle renferme une optique d’horizon de 920mm de distance focale éclairée par un manchon à gaz de pétrole. La portée du phare est de 15 miles dans le secteur blanc et 11 miles dans le secteur rouge.Le caractère du feu à 2 occultations en 8 secondes est donné par le passage devant la source lumineuse d’écrans tournants montés sur une cuve à mercure et entrainées par une machine de rotation à poids.
Placé sur le site de la direction InterRégionale de la Mer Nord Atlantique – Manche Ouest (DIRM NAMO), cette lanterne est accompagnée d’un aérogénérateur type « Sept-Iles » d’une puissance de 5 kW en 120 VCC avec un diamètre des pales de 5m. Dans les années 1950, le phare des Sept-Iles a servi de centre d’essais d’aérogénérateurs, il a ainsi donné son nom à cette machine. Ce modèle a équipé plusieurs phares sur le littoral français durant de nombreuses années. La machine présentée datant de 1960 a fonctionné au phare des Sept-Iles jusqu’en 1985. Après une révision, elle sera installée au phare des Roches Douvres et fonctionnera jusqu’en 1999.
J’ai ensuite visité la chapelle de Pleudaniel avec sa statue de Jeanne d’Arc et son bel hôtel.
























Visite en fin de matinée au château de la Roche Jagu avec une exposition assez colorée du peintre breton et contemporain Lucien Pouëdras.











Passage par Laneros avec un bar à huitre tout juste ouvert, et une explication détaillée de l’élevage des huitres et des différentes tailles!





















Visite l’après-midi de La Roche-Derrien, sa chapelle du Calvaire et son église particulièrement bien décorée. L’occasion de voir un Korrigan, un lutin breton très prisé dans les Côtes d’Armor…

















Puis la visite du village de Langoat, son monument aux morts avec la statue très colorée de Jeanne d’Arc, son église et son bar en face!